Théâtre - Jeune public

LA SEMAINE DU CONTE DU CARRé

Du 11 au 15 décembre 2017 [dans et hors-les-murs]
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Heureux du succès rencontré la saison dernière, Le Carré renouvelle sa Semaine du Conte. En cette période de fin d’année, Le Carré ira à la rencontre des familles et des jeunes publics avec des formes itinérantes et conviviales pour croiser les cultures, leurs imaginaires et leurs récits. Trois conteuses internationales sont invitées au Carré pour cette semaine du Conte. Partagées entre deux pays et une double culture, elles portent une parole empreinte d’un imaginaire riche, coloré et complexe. Toutes trois iront conter dans l’espace public et les écoles, à la rencontre de tous. Parallèlement, nous vous accueillerons au Carré pour les entendre et les découvrir de façon privilégiée, au coeur de soirées atypiques aux formats chaleureux.

KALA NEZA [Rwanda / Belgique]
« l’Afrique, c’est la terre de mes premiers pas. Cette culture africaine, qui m’a légué l’art de la parole, j’y puise ma force de vie, ma joie. C’est mon héritage, ma richesse, je la partage sans modération. Mon imaginaire se laisse aller, voyageant entre l’afrique et l’occident... Un voyage de mots, de gestes, de chants, entre mythes et réalités, à la recherche du sacré oublié, révélant le sens de mon exil... »
Kala Neza est née au Rwanda, dans un petit village où la civilisation occidentale n’était pas encore arrivée. Elle a grandi immergée dans un univers naturel qui est toujours aujourd’hui sa principale source d’inspiration. A l’âge de treize ans, elle est arrivée en Belgique où elle a plus tard initié son parcours de comédienne. Le conte lui est bientôt apparu comme une évidence, pour permettre ce voyage de l’universel vers l’intime et de l’intime vers chacun.

AÏNI IFTEN [France / Algérie]
« Mon conte est comme un ruisseau, je l’ai conté à des seigneurs... Au début, j’ai voulu conter mon enfance. Ma mère chaque jour me berçait avec des contes traditionnels kabyles qu’elle me contait dans sa langue maternelle. Alors moi, dans la journée, j’en faisait revivre les personnages. Mais mon décor ce n’était pas les montagnes kabyles, c’était les H.L.M. de l’usine Renault, la cuisine exigue où ma mère s’enfermait pour cuisiner en chantant... »
Comédienne et chanteuse, Aïni Iften donne à entendre une forme singulière de conte où musique et mots se mêlent, où le sens des phrases est un contrepoint aux sons des mots, où la matière sonore réveille les sens et le sens... Accompagné par un musicien, le spectacle prend toute sa dimension sous le pouvoir de cette portée musicale : les sonorités mystérieuses des instruments, chants Kabyles et percussions s’entremêlent pour un voyage vers un ailleurs ensoleillé.

ELENA BOSCO [Italie / France]
« Parfois, nous cherchons quelque chose que nous avons perdu. Parfois, nous ne savons pas précisément ce que nous cherchons. Parfois, chercher est plus important que trouver, si les deux choses ne se confondent pas jusqu’à ne faire plus qu’un... Toutes ces quêtes couvrent, cachent et révélent la quête de la conteuse : son histoire pourrait être celle d’une femme qui n’a plus de voix, plus de mots, au point que sa bouche aurait disparu, et qui trouve sa demeure et son pays dans les contes qu’elle livre... »
Née en Italie, Elena Bosco a rencontré le théâtre en 1997 où elle étudie à l’école Gian Renzo Morteo de Turin et travaille dans la compagnie de l’école à la création de spectacles jeune public. Elle s’installe ensuite à Paris où elle suit l’Ecole Internationale de Théâtre Jacques lecoq, permettant de faire confluer ses différentes expériences autour d’un théâtre physique et visuel qui « raconte des histoires ».